La migration des nombrils

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Elle attend son premier enfant et me raconte ses déboires au boulot. Depuis le début de la grossesse, ses collègues ne la reconnaissent plus. Elle, d’habitude discrète, qui accepte beaucoup de choses de leur part, qui pense peu à elle… est devenue louve. Elle s’impose, elle dit “non”, elle fixe des limites. Ils le vivent mal. “Ils me disent que j’ai changé. J’ai envie… non. J’ai besoin de penser à moi”.

Je souris quand elle me raconte tout cela. Depuis que nos nombrils se sont liés, j’ai changé moi aussi. Malgré moi, pour lui. Je repense à cette animalité latente, je repense surtout à ce regain de confiance en moi, à la façon dont il m’a transformé. Aujourd’hui, je suis mère et cette maternité là a décuplé mes forces. Je me suis battue pour bâtir les bases d’un futur plus serein. Aujourd’hui je me sens légitime dans mes choix, dans ma vie, je me sens au bon endroit au bon moment. Si ce n’est pas le cas, je dis stop. Je dis non. J’arrête. Je suis plus sûre de moi et je remarque qu’on me respecte bien plus. Je m’impose, en douceur. On m’accepte.

Mon nombril a migré. Il est juste au bon endroit.

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Histoire d’A…llaitement part 2 : à la maternité

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et il est né…

Alors qu’on était tous les deux sonnés par cette naissance, tout doucement, je l’ai approché de mon sein et il s’est mis à téter. Sa petite bouche parfaitement ouverte, parfaitement placée, il m’a montré qu’il savait déjà.

Nous sommes restés 3 jours à la maternité. 3 jours durant lesquels je l’ai gardé en peau-à-peau, où j’ai essayé d’être à l’écoute des besoins de mon bébé, pour favoriser la montée de lait. Au moindre signe d’éveil, je le mettais au sein. Même s’il l’avait lâché 3min plus tôt. L’auxiliaire de puériculture passait vérifier qu’il tétait bien, lui caressait le cou, l’encourageant à continuer (et j’ai vite compris que cela énervait mon Poc tout juste né). Je devais également noter les heures des tétées et leur durée sur une feuille… chose que j’ai fait au pif, trouvant ça assez infantilisant et absolument pas compatible avec l’allaitement à la demande.

Je me rappelle du 2ème soir, la “nuit de la java” comme on l’appelle. Le Poc ne cessait de pleurer que lorsqu’il était au sein et moi, je n’en pouvais plus. J’avais très mal et vers 2h du matin, j’ai craqué. On n’arrivait plus à le consoler, je ne supportais plus qu’il tète, on a essayé les bouts de seins sans succès et quand la sage femme m’a proposé de lui donner un complément, j’ai dit oui. Ca allait contre le peu de principes que j’avais, mais en pratique, quand tu n’en peux plus, tes principes, tu t’assoies dessus. Le Poc s’est calmé, il s’est enfin endormi… et je me suis retrouvée en tête à tête avec le tire-lait qu’elle m’a emmenée, incapable de m’en servir. Je ne sais même pourquoi elle m’a demandé de m’en servir, mais je l’ai vécu comme une menace. Cette machine était là pour prendre mon relais. Pourquoi???

J’ai pleuré, beaucoup… me sentant incapable, faible. L’auxiliaire de puériculture est arrivée à ce moment là et m’a jeté cette phrase assassine au visage : “mais, vous êtes sûre que vous voulez vraiment allaiter votre bébé?” Oui, j’en étais sûre. Et non, ce n’est pas avec ce genre de phrases qu’on aide les mères.

Le lendemain, la montée de lait s’est faite, le Poc a été pesé et j’ai senti qu’on m’a enfin fait confiance. Mon fils avait pris du poids, j’étais donc capable, compétente, apte à. Mais que se serait-il passé si ce n’avait pas été le cas? Combien de mères sont “sous pression” à la maternité? Combien sont noyées sous les conseils contradictoires? Combien d’allaitement tombent à l’eau pendant ces quelques petits jours?

Une fois à la maison, je pensais que ce serait beaucoup plus simple : plus de pesée journalière, plus de mauvais conseils… juste notre bébé et nous. J’étais un peu naïve…

Devenir mère…

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… et se réconcilier avec soi

… et finir rarement la journée sans trace de purée, morve ou bave sur ses vêtements

… et porter sur son corps les traces de son passage

… et avoir le coeur qui explose mille fois par jour

… et se retenir de crier quand on s’enfonce un cube dans le pied en allant le voir dormir

… et enfouir son museau dans son cou pour oublier

… et se demander ce qu’on faisait, avant

… et avoir peur de la mort

… et retrouver une couche au fond de son sac en sortant son portefeuille

… et le regarder être père

… et avoir l’impression d’un saut dans le vide

… et se retenir de rire quand il fait bllllbllllbllll avec application

… et faire ce qu’on peut

… et s’entendre dire “non on ne mange pas le balai”

… et apprendre à se faire confiance

… et chanter en boucle “les petites marionnettes” pour qu’il accepte de manger

… et se dire qu’on ne peut pas ne pas recommencer (un jour)

… et ne plus quitter ses cernes

… et prendre le temps de

… et ne pas se résumer qu’à ça.

 

Surpriiiiz!

Je l’avoue, depuis que je sais que Sweet July va nous rejoindre, je joue un peu plus aux différents concours organisés sur les blogs que je suis assidûment (oui, avant, je ne me sentais pas spécialement concernée!). J’ai ainsi eu la chance de remporter une Surpriz Box sur le blog d’Opio en début de mois. Mais la Surpriz Box, qu’est ce que c’est? Tout simplement une Box destinée aux 0-3 ans (enfin, surtout aux parents), sur abonnement.

Depuis que le concept de Box a fleuri un peu partout, je n’ai jamais été tentée de franchir le pas. Les box beauté? Mouais. Ma peau est super capricieuse, j’ai déjà du mal à trouver les bons produits… Les box concept? Mouais bis. Quand je vois la déception de certaines…je ne suis pas tentée! Et la Surpriz Box dans tout ça? J’ai été ravie de la recevoir, ravie de son contenu, mais je ne pense pas franchir le pas pour autant, sans pouvoir en expliquer les réelles raisons.

Et la box, dans tout ça?

surpriz

Elle contient : La gazette Surpriz // Le magazine Lait Fraise // Des marionnettes doigt à télécharger // Une carte chance (perdu!) // Les premières cartes de voeux à cocher et offrir // des étiquettes cadeau unicef // des perles de chocolat blanc et du chocolat noir à dessert // un xylophone en bois (mais qui sonne faux, aïe!) // un pense-bête pour les médicaments (malin et pratique!) // une veilleuse lapin (que j’avais repérée depuis quelques temps) // un doudou ours qui ronfle (pour imiter le futur papa?)

Et vous, les box, vous êtes fans?