Le pull des petits riens

 

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DSC_0832Coton Katia + Kaleido La Droguerie – aig #6

Improvisation maison!

Il y a 3 semaines, j’ai mis le nez dans les poches (oui, je viens du suuuuud) de restes de laine et j’ai dressé un inventaire de ce qui me restait dans un beau tableau excel avec une mission : vider le stock! Attendez vous à voir pas mal de projets multicolores dans les mois à venir!

Pour commencer voici un petit pull pour Mr Poc, dans un mélange de cotons de différentes couleurs. Je n’étais pas convaincue jusqu’à ce que j’ai une illumination en retournant ce petit pull : le jersey envers fait tout le charme de ce modèle… non?

DSC_0105 DSC_0109Brassière cache-coeur  et botillons La Droguerie – Laine Isager Highland wool tricotée en double

J’avais flashé sur ce modèle il y a quelques temps déjà, je trouve qu’il fait partie des basiques à avoir dans son trousseau. Tricoté en un seul morceau, sa construction ressemble beaucoup à celle du kimono à côtes plates que vous avez vu ici.

Un mot sur la laine : elle est assez rustique de prime abord, mais une fois lavée elle gagne beaucoup en douceur et en gonflant. Les coloris proposés sont superbes, je pense en recommander très prochainement! (le magnifique Curry que vous voyez sur la bordure des chaussons est d’ailleurs sur mes aiguilles, le rendu est top!)

Sweet Gaspard

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Pull Gaspard – Rowan Cotton Wool – # 3,5

Il y a les petits coups contre la main, le matin, les toc-toc-toc-tu-es-là-viens-mettre-ta-main-contre-moi! Les petits coups contre l’ordinateur, les petits coups contre le chat qui ronronne, les petits coups tout contre la main de son père qui sont un peu différents cette fois. Et les petits coups à l’écran, les petits coups au coeur, les coups de foudre.

Il y a le roulis du matin, le roulis du soir, pomme contre ma paume, lorsqu’à moitié endormie je le cherche et qu’il me trouve. Et ce bercement, ce balancement, ce chamboulement.Tu peux dormir sur ma vessie, coincer tes pieds sur mon estomac ou près des côtes, je ne m’en lasserai jamais je crois.

Il y a le rire de l’échographe parce qu’il se met systématiquement dans la moins bonne position pour explorer son petit corps, le simili bâillement quand on observe sa bouche et son sourire taquin quand on passe à la 3D, la main contre son visage. “Hey Salut vous!”. Sa bouche. La bouche de son père. Et ses traits. Tourneboulée.

La fin du 5ème mois. Déjà.

J’ai troqué les toujours…

kimono la droguerieKimono à côtes plates La Droguerie – Surnaturelle – Taille naissance

Je ne pourrai pas te porter plus de quelques mois dans mes bras, pas autant que tu le souhaites en tout cas. Il faudra que tu marches, que je te pousses, ou que l’on s’assoie un instant. Je ne pourrai pas courir après toi en poussant des cris de loup ni faire la course jusqu’à la ligne, là. Tu ne pourras pas partir en courant loin, loin, loin, sans voir mon cœur s’arrêter de battre de peur de ne pouvoir te rattraper, ni tenter le vélo sans roues sans ton père à proximité. On n’ira pas jouer dans les vagues, nager jusqu’à la bouée, ni descendre la moindre piste verte ensemble. Tu joueras au ballon, aux raquettes, au foot et au basket avec tes “tontons”, tes cousins, les autres, pendant que je resterai là, à vous encourager. J’aimerais t’emmener en haut de la dune, au bord de la falaise aux vautours, tu sais, celle de mon enfance. Tu écouteras ta grand-mère te raconter comment c’est, sur le chemin de St Jacques.

Je sais que tu m’en voudras de ne pas être comme toutes les autres mères. Je sais que tu seras frustré de devoir attendre que ton-père-tes-tontons-tes-tatas-tes-cousins-tes-grands-parents-tes-copains-les-parents-de-machin soient disponibles pour t’accompagner quand je ne pourrai pas. Je sais aussi que je ne serai pas nulle pour autant, et qu’on fera plein de choses ensemble, parce que je sais compenser mamaladiemonsyndromemapathologiemonhandicap, c’est comme ça. Je sais aussi que tu devras t’habituer aux regards en coin, aux regards noirs, aux insultes et aux réflexions de ceux qui savent que “tu” n’as pas à te garer sur cette place bleue ou à t’assoir là ou à passer à cette caisse, et que eux aussi, ils sont pressés, ils sont fatigués, ils n’ont pas envie de marcher.

Allez viens…