Histoire d’a…llaitement (part 1)

Aujourd’hui, sur twitter, j’ai lu une phrase qui disait grosso modo “l’allaitement c’est difficile au début mais personne n’en parle, c’est tabou”. Ca m’a parlé, j’ai voulu réagir et puis… 140 car. c’est trop peu, ça valait bien un billet (ou plusieurs… je ne sais pas encore combien…)

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Je me souviens de l’entretien du 4ème mois chez la sage-femme, de sa question sur notre souhait (ou non) d’allaiter. Oui, NOTRE souhait, à mon conjoint et moi. Je me souviens de ma réponse : “je ne me vois pas faire autrement, mais j’ai peur“. Peur de ne pas savoir faire (oui!) peur de la douleur, peur de la fatigue, peur d’échouer. En l’écrivant, je me rends compte à quel point on marche sur la tête, car ces craintes là, qui ne les a pas en France en 2014?

Je n’ai aucun souvenir de femme allaitant devant moi. Je n’avais aucun exemple d’allaitement long mais une succession de “je n’avais pas assez de lait” “il a vite préféré le biberon” “ça n’a pas marché” “mon lait n’était pas assez riche” “mon bébé n’a jamais su téter” “qu’est ce que j’ai eu mal”. Comment se sentir à l’aise après ça? Comment se dire qu’on est compétente alors qu’on croule sur les messages publicitaires et que la norme semble être le biberon?

Ma sage-femme, qui est aussi consultante en lactation, a su trouver les mots pour me rassurer. En l’écoutant j’ai vite compris que ces femmes avaient sûrement été mal conseillées, qu’il y avait énormément d’idées fausses sur l’allaitement, que beaucoup de professionnels de santé n’étaient pas formés et/ou mal informés. Il y a, oui, des femmes qui ne peuvent pas allaiter. Mais elles sont beaucoup plus rares que ce que l’on entend. Aujourd’hui, on a le choix de pouvoir allaiter ou non. Et ce choix devrait être respecté, accompagné. (et cela marche aussi pour les femmes ne souhaitant pas allaiter, que cela soit bien clair!)

J’ai choisi, en sortant de son cabinet, d’essayer (car ce n’est pas toujours facile, on a besoin de se préparer, aussi) d’écouter le moins de monde possible et de questionner les bonnes personnes. Ma sage-femme, ce jour-là, m’a seulement dit qu’elle serait là pour répondre à mes questions, qu’elle serait là en cas de problème, même tard, même le week-end, même dès la maternité. Je ne savais pas comment faire, je ne savais pas si j’allais y arriver, mais je savais vers qui me tourner en cas de souci, et c’était déjà énorme!

J’ai suivi les cours de préparation à l’accouchement et j’en ai retenu deux choses qui m’ont paru essentielles :

  • l’allaitement répond au principe de l’offre et de la demande (ou plutôt de la demande et de l’offre!!!) : c’est en tétant que le bébé envoie le message au corps de fabriquer du lait. Plus il tète, plus il y aura de lait.
  • l’allaitement ne doit pas faire mal (passé les premières secondes / minutes) sinon il peut y avoir un problème de position du bébé ou un problème autre qui demande l’oeil expert d’un professionnel formé à l’allaitement (sage-femme, consultant en lactation…)

Pour tout le reste, il allait falloir qu’on se fasse confiance, mon bébé et moi, mais ça, je ne le savais pas encore…

edit 1: On connaît toutes la leche league (qui m’a beaucoup aidé aussi), mais je vous conseille également le site “IPA informations pour l’allaitement” et notamment cette rubrique que je trouve très intéressante : http://www.info-allaitement.org/index.php/fildesmois.html#grossesse

edit 2 : pour l’avoir vu sur d’autres blogs, je sais que c’est un sujet sensible. Merci de rester courtois et ouverts dans vos commentaires…

 

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Un heureux évènement (?)

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“Un des derniers tabous de notre société est la maternité” Eliette Abécassis

J’avais vu ce film avant d’être enceinte et j’avais trouvé le trait exagéré. On a revu ce film il y a quelques jours, et on l’a trouvé très juste (mon amoureux était de la partie). Le corps possédé / dépossédé, l’épreuve pour le couple, le rapport à la famille, la perte de son propre nombril… je me suis reconnue, je nous ai reconnus et j’ai reconnu quelques copines, aussi.

« Il doit y avoir un programme dans le cerveau qui supprime le souvenir de la douleur. Car plus tard, tout se sera effacé de ma mémoire, comme par magie. Mais la vérité c’est ça, dans un accouchement on vous déchire de l’intérieur, et on vous recoud avec du fil et une aiguille. »

Bien sûr, le trait est exagéré par moments (je me suis permis un petit “mais quelle c*nnasse” à la sage-femme du film hum), bien sûr, on vit toutes la maternité de différentes manières, et encore heureux… mais au fond, est ce qu’on n’en passe pas toutes par là? Est ce qu’on peut ressortir indemne d’une grossesse, d’un accouchement?

“Désormais ma vie ne m’appartenait plus. Je n’étais plus qu’un creux, un vide, un néant. Désormais, j’étais mère.”

Happés par ce petit être qui ne semble jamais rassasié, alors que notre corps souffre encore du post partum, dépassés par les pleurs, les demandes permanentes et malgré l’aide, l’écharpe, les conseils, les aménagements… il est facile de s’oublier. Facile d’oublier de prendre le temps de souffler, de se reposer, de s’écouter.

Je me souviens de ce pédiatre, à la maternité, qui m’a dit “si vous avez faim et lui aussi… qui passe en 1er? Et bien c’est vous. Vous lui dites, à votre bébé, que vous avez besoin de manger pour être en forme et vous occuper de lui. Il comprendra… et surtout il a besoin de parents en forme et heureux pour l’être à son tour. Pensez à vous.” J’ai eu tendance à l’oublier.

« Je crevais d’envie de l’aimer. Je crevais d’envie qu’il m’aime. Mais c’était difficile. Mon corps était devenu insensible. Je ne ressentais plus rien qu’une sorte de gène. Infirmières, médecins, sage-femme, obstétriciens… Tellement de gens m’avait touchée, et de façon si mécanique, que désormais, tout était désacralisé. Mon sexe n’avait plus rien de sexuel. Il était devenu… Un endroit de passage. Déchiré, cousu, décousu. Mais jamais vraiment cicatrisé. »

Mais la maternité, la parentalité, c’est aussi, malgré la fatigue, les sentiments contradictoires… malgré cette impression de vide, ce grand chamboulement, cette perte de repère… c’est l’amour qui prend une place immense. Le coeur qui déborde, oui. Pour ce petit truc dans son berceau. Le corps qui se fissure, oui, mais qui retrouve ses marques. Le couple qui en prend un coup, mais l’étincelle au fond des yeux, qui revient. Oui. Et je crois même qu’on remet ça.

 

Un bébé ça coûte cher sauf si… (3)

DSC_0097Après le sommeil et la promenade… on passe aux objets plus de quotidien.

Le quotidien

La chaise haute : ergonomique, évolutive… la chaise haute tripp trapp stokke n’a que des avantages, elle accompagne l’enfant de la naissance à l’adolescence. Un seul inconvénient, et pas des moindres : le prix. Le prix de la chaise, mais aussi de tous les accessoires qui vont avec. Elle se trouve difficilement d’occasion suivant les régions et il faut être vigilant car les anciens modèles ne sont pas compatibles avec les accessoires. On a acheté la notre dans un magasin de puériculture qui fermait et bradait tout à -30% (125€ au lieu de 179€). Il faut savoir que Stokke garantit ses chaises 7 ans, il suffit pour cela de s’enregistrer sur leur site. Le baby set (qui permet de faire chaise haute) est vendu à part et nous l’avons acheté sur leboncoin à 25€ (coussin compris) contre 49€ le set + 49€ le coussin dans le commerce.

Le transat : avec deux chats un peu pot de colle, je ne voulais pas de transat qui se pose par terre. J’avais repéré le fameux up and down de Beaba et puis nous avons acheté la chaise haute et le transat (newborn set) qui se clipse dessus est devenu une évidence. Il permet au bébé d’être à notre hauteur (hors de portée des chats et des courants d’air) et utilisé par terre il se berce seul. Là aussi le coût est élevé : 129€. Nous avons trouvé le notre sur le bon coin à 40€ avec une housse supplémentaire et il est en parfait état!

Le coussin d’allaitement : C’est plus qu’un indispensable de ma grossesse ! Je l’ai acheté au bout de 2 mois et demi car j’avais de très fortes douleurs dans les sacro-illiaques et le bassin. Après en avoir testé plusieurs mon choix s’est porté sur le Big Flopsy de Redcastle. Acheté d’occas là-aussi, 30€ sur ebay (et neuf) contre 89€ dans le commerce.

Un bébé ça coûte cher sauf si… (1)

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Comme je vous le disais hier, on a beaucoup réfléchi à ce qui nous semblait indispensable ou non pour l’arrivée de notre petit garçon. On se retrouve vite noyés sous les solutions, il a fallu faire un tri et trouver ce qui nous convenait à nous. Avant tout.

Le sommeil

Le lit : Je voulais un lit ancien, comme on en voit beaucoup sur la blogo ou sur pinterest. Mais… plusieurs raisons nous ont poussées vers le traditionnel lit à barreaux. On l’a choisi chez Ikea : le matelas se règle sur plusieurs niveaux et un côté s’enlève. Mes beaux-parents nous l’ont offert et ont fait de belles économies sans le vouloir : il était au coin des bonnes affaires à -50% pour cause de latte détachée (et vite réparée par mon beau-père bricolo). On a récupéré le matelas de notre nièce, qui par chance, faisait les mêmes dimensions que le lit !

Le couffin : là encore, je voulais un berceau mais on a préféré opter pour un couffin, plus facilement transportable pour les siestes d’appoint des premiers mois. Il sera installé dans son lit, tout contre nous pour la nuit. Je l’ai trouvé sur Vertbaudet, à -25%.

La peau d’agneau : la…quoi? Je la mets dans nos indispensables bien qu’on ne l’aie pas encore testée. Ses bienfaits sont expliqués ici si vous êtes dubitatifs. Ici on a choisi un tannage Relugan pour l’entretien plus aisé, et on l’a commandée sur Amazon.de pour ses prix imbattables.

Un bébé ça coûte cher sauf si… (Préambule)

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…Sauf si on reste fidèles à ses convictions :

Depuis quelques années nous avons radicalement changé nos modes de consommation. Je n’ai pas peur de dire qu’on rentre facilement dans le cliché bobobio de base : adhérents d’une grosse amap, on cuisine bio ou local (mais on mange aussi de bons plats bien industriels faute de temps), on fait nos yaourts, crèmes et gâteaux, on répare ce qui peut l’être, on coud/tricote/bricole, on fait nous même notre lessive, on utilise 3 produits d’entretien, on composte, on trie, on achète d’occasion…

Depuis notre déménagement et le tri qui s’en est précédé, ça a été le déclic! On essaye d’aller à l’essentiel en épurant les objets du quotidien.

Pour l’arrivée de notre bébé, on a souhaité rester fidèles à nos convictions. Nos sociétés nous font croire qu’on a besoin de beaucoup de choses pour accueillir un enfant (aka être un bon parent) alors on a décidé de passer au crible toute la puériculture du marché pour ne garder que ce qui nous semblait essentiel. Et ça ne s’improvise pas, surtout quand on n’y connait rien.

…Sauf si on se pose les bonnes questions :

On a d’abord fait une liste en se basant sur les catalogues de puériculture, puis on s’est demandé :

  • à quoi cela sert-il réellement et est-ce qu’on n’a pas déjà quelque chose qui peut le remplacer?
  • est ce que cela va nous être utile à nous, dans nos modes de vie?
  • combien de temps cela va être utilisé?

et si on considérait la dépense indispensable, on cherchait LE bon objet qui nous plairait, en furetant sur le net, en comparant, en questionnant les gens (et en obtenant autant de réponses que de personnes) puis on se mettait en quête de la bonne affaire.

…Sauf si on achète du matériel d’occasion :

La plupart du gros matériel et les vêtements proviennent du marché de l’occasion. Pour beaucoup de personnes le seconde main a mauvaise réputation, d’autant plus quand on parle de matériel ou de vêtements pour bébés. Big news! On peut acheter d’occas et être exigeants! J’y ai passé beaucoup de temps, je me suis créé des alertes sur les principaux sites de vente, mais tout ce qu’on a acheté est en parfait état ou a très peu servi, pour des prix dérisoires. On a aussi profité des promos (vente-privées, soldes, fermetures de magasins) pour acheter du neuf lorsque cela nous semblait nécessaire.

On aurait pu mettre le gros matériel sur notre liste de naissance, c’est vrai… mais en voyant le prix du neuf et en connaissant nos proches (= ils n’auraient pas voulu acheter de l’occasion), on a préféré le faire nous même et faire une liste de naissance un peu alternative.

Aujourd’hui on a tout ce qu’il nous faut. On n’a pas encore le recul pour savoir ce qui est vraiment indispensable ou non (mais on pourra en reparler dans quelques mois) mais je reviens vite vous dresser la liste de nos indispensables.

La petite mésaventure

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Samedi 4/05 – 21h

J’ai mal au ventre depuis la veille, et mon amoureux commence à s’inquiéter un peu. Les contractions sont là, mais depuis quelques mois, chaque soir, j’y ai droit. J’en parle un peu sur twitter et les copines m’engueulent pour que j’appelle la sage-femme des urgences gynéco de la maternité. Je ne suis vraiment pas inquiète. Après tout j’ai mal au ventre depuis 2 jours, le médecin m’a dit que je couvais sûrement un truc…

2h plus tard, ils ont tenu à ce que je vienne et le verdict tombe : je ne couve rien du tout (façon de parler) ce sont juste des contractions douloureuses qu’il faut stopper car elles agissent sur le col. C’est pas la cata, on me donne ce qu’il faut et hop! Retour à la maison.

Dimanche – 16h

Me voilà de retour aux urgences. Réveillée à 4h par la douleur, on a attendu que la pharmacie de garde ouvre pour aller chercher mon traitement… qui n’est plus distribué. Ma sage-femme jointe par téléphone me donne la marche à suivre à base de shoot de spasfons mais vers 15h, ne voyant pas la situation s’améliorer, elle me dit de foncer aux urgences. Retour du monito, retour du traitement (qui ne fonctionne pas cette fois), examen et le verdict tombe : je suis passée dans la phase critique où ils ne se posent plus de question, c’est l’hospitalisation. On m’administre de quoi faire mûrir les poumons du bébé, on passe au traitement choc, et à 19h, me voilà seule, avec 3 affaires prises en urgence, dans ma chambre du service des grossesses pathologiques.

Vendredi 10/05 – 16h

Je pousse enfin la porte de chez moi. La semaine a été riche en rebondissements (“vous pouvez sortir cet après-midi. Ha non, vous ne sortez plus!”). Perfusions pendant 48h (dont 3h en salle d’accouchement pour la surveillance, autant vous dire que ça met dans l’ambiance), retour des contractions, examens divers et variés, échographies, découverte d’un retard de croissance chez le Poc, stabilisation du traitement à défaut de stabiliser les contractions… on me renvoie chez moi. La priorité était de faire mûrir les poumons du bébé, ses monitos à lui sont parfaits, il est viable, on m’explique qu’ils ne stopperont plus mes contractions à tout prix, mais que quand même, ce serait bien que je tienne jusqu’à 34sa (j’en suis à 31 ce jour là). J’ai ordre de revenir en cas de contractions rapprochées / douloureuses et le suivi se poursuit à domicile, 3x par semaine.

Depuis vendredi, après l’appréhension du retour à la maison (et si on devait repartir? et si je ne me rendais pas compte que ça n’allait pas?), je dois dire que c’était vraiment LA chose à faire. Retrouver le calme de chez soi, son amoureux (qui assure, si vous saviez!!!), la douceur, la bonne nourriture, le calme (je l’ai déjà dit?)… Malgré les séries de contractions 3 ou 4 fois par jour, on n’est pas retournés aux urgences. Je gère avec mon traitement, le repos strict, la détente et les bons conseils de ma sage-femme. L’objectif est de tenir encore 15jours pour passer le cap des 34sa, puis d’arriver à 37 pour sortir de la prématurité.

Le moral reste bon, je suis très bien entourée et soutenue. (D’ailleurs j’en profite au passage pour remercier les copines de Twitter, je vous aime, y’a pas d’autres mots). Alors par moments, c’est difficile… difficile de faire l’aller retour entre se projeter le plus loin possible et essayer malgré tout de se préparer un peu à la néonat, parce qu’il faut bien. Compléter son trousseau en taille naissance, et dénicher quelques pièces en taille prématuré, au cas où. Difficile de ne pas s’inquiéter pour le Poc, espérer que l’écho de mardi nous dira juste que c’est un petit bébé, rien de plus. Difficile aussi d’entendre les témoignages de celles qui ont été dans ce genre de situations et t’assurent que ça va aller, que beaucoup de bébés naissent à terme, voir qu’elles ont finalement été déclenchées. J’ai du mal avec l’excès : l’excès de pensées positives et l’excès d’idées noires. Je suis très contente pour elles, mais malheureusement on ne peut pas savoir, ou plutôt on saura quand il sera là. Les médecins sont beaucoup plus frileux, et je préfère m’en tenir à leur discours plus réaliste, passer les étapes, une à une, pour pouvoir regarder en arrière, dans quelques semaines, en me disant qu’on a, malgré tout, eu beaucoup de chance.

Je reviens vite avec du tricot, de la couture…j’ai un retard monstre!

Le nid

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Chaque nuit c’est pareil. Je me réveille toutes les 3h, et à chaque fois je te sens là, tout contre ma main. Des fois, tu t’énerves car je ne réponds pas, et je sens les vagues se transformer en tsunami sous mes doigts. Des fois, tu dors bien trop profondément et je te cherche, quelques longues minutes – une éternité – je te secoues, et tu réagis mollement, juste un signe, et on peut se rendormir tranquille, tous les deux. J’aimerais un peu arrêter le temps…

De lubie en lubie, son nid prend forme. Il restera avec nous les premiers mois le temps de finir notre chambre, alors on réfléchit aux meilleurs aménagements pour lui, pour nous. Mon coeur s’est un peu figé quand j’ai déballé son couffin, si petit et si grand à la fois, et si… symbolique. Son nid prend forme et paradoxalement je ne suis pas pressée de le voir. Je savoure ces moments deux en un, j’essaye de graver ces instants de rien dans le temps, maintenant que toutes nos craintes ont été dissipées. On le savait, mais ce Sweet est décidément parfait!

– Nouvelles en vrac –

DSC_0005 (2)5 mois / 22 semaines / 154 jours

# L’échographie du 2nd trimestre s’est bien passée, avec un bébé qui bouge beaucoup, a de belles mesures et est le plus beau de tous les bébés de 154 jours du monde entier. On attend maintenant l’échographie cardiaque qui permettra de balayer les dernières craintes, même si on reste confiants.

# J’ai eu envie de pleurer quand la gynécologue m’a dit “maintenant vous restez couchée toute la journée, vous vous levez toutes les 2heures, plus de voiture sauf pour les rdv médicaux, plus de rapports non plus, c’est pas la cata mais vous avez peu de marge”. Car même si on connaissait les risques depuis le début et qu’on savait qu’on risquait d’en arriver là, ça met quand même un petit coup. Heureusement il y a les copines de Twitter, dans l’instantané de ces moments là, pour remonter le moral et prendre les choses avec philosophie.

# N’ayant pas trouvé de doudou éléphant parfait, je me suis décidée à tricoter un joli Elijah pour notre joli minois. Je vous montre ça tout bientôt!

# J’ai pris 7 kgs en 3mois, la gynécologue a un peu tiqué quand je lui ai dit le chiffre, puis a levé les yeux vers moi : “ouais, bon, vous avez encore de la marge, vous n’êtes pas épaisse!”. La fameuse épée de Damoclès du poids pris pendant la grossesse… ridicule!

# On a commencé l’haptonomie (et notre 2ème rdv est demain). On est fans de cette approche qui a commencé à porter rapidement ses 1ers fruits. Mon amoureux est très impliqué et je fonds de les voir communiquer tous les deux, de part et d’autre de mon ventrecocon.

# Les chats sont toujours à fond, et couvent avec moi. Vous pouvez les voir régulièrement sur mon compte instagram, n’hésitez pas à m’y rejoindre, j’y suis très souvent!

Sweet Gaspard

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Pull Gaspard – Rowan Cotton Wool – # 3,5

Il y a les petits coups contre la main, le matin, les toc-toc-toc-tu-es-là-viens-mettre-ta-main-contre-moi! Les petits coups contre l’ordinateur, les petits coups contre le chat qui ronronne, les petits coups tout contre la main de son père qui sont un peu différents cette fois. Et les petits coups à l’écran, les petits coups au coeur, les coups de foudre.

Il y a le roulis du matin, le roulis du soir, pomme contre ma paume, lorsqu’à moitié endormie je le cherche et qu’il me trouve. Et ce bercement, ce balancement, ce chamboulement.Tu peux dormir sur ma vessie, coincer tes pieds sur mon estomac ou près des côtes, je ne m’en lasserai jamais je crois.

Il y a le rire de l’échographe parce qu’il se met systématiquement dans la moins bonne position pour explorer son petit corps, le simili bâillement quand on observe sa bouche et son sourire taquin quand on passe à la 3D, la main contre son visage. “Hey Salut vous!”. Sa bouche. La bouche de son père. Et ses traits. Tourneboulée.

La fin du 5ème mois. Déjà.