L’usine à petits pots #mamantravaille

DSC_0406

Depuis avril, le Poc est en crèche familiale. A cause de ses allergies, on fournit ses repas à l’asssistante maternelle qui le garde et par facilité, il mange des purées. Je cuisine donc tous les 15 jours des petits pots en quantité industrielle. Vas trouver, toi, des petits pots complets sans plv / gluten / boeuf / veau / oignon / ail et j’en passe…. c’est mission impossible!

En puériculture, on nous vend UN indispensable que chaque parent-qui-veut-le-meilleur-pour-son-enfant se doit de posséder : le babycook ou ses confrères d’autres marques. Nous, on a décidé de faire avec ce qu’on avait : notre cocotte minute et notre robot-mixeur familial.

Tous les 15 jours, après notre passage à l’AMAP, je procède ainsi :

  • Je trie mes légumes et fruits, je les lave / épluche / coupe en morceaux et je les répartis dans des saladiers.
  • Je cuis indépendamment chaque ingrédient à la vapeur à la cocotte minute.
  • Je cuis les féculents à part : semoule de maïs, riz, pois chiches de temps en temps, patate douce… on évite la pomme de terre qui a une texture beuuuh après décongélation et bien sûr dans notre cas on évite le gluten. (et on évite la banane aussi… une fois décongelé c’est immangeable!)
  • Je fais mes mélanges : 1/3 de féculents + 2/3 de légumes + 1 cuillère à soupe d’huile de colza pour 200gr. Je mixe avec notre robot familial des quantités allant jusqu’à 1kg.
  • Je remplis mes pots, j’étiquette, j’attends que ce soit froid et je congèle

DSC_0409

Et les protéines dans tout ça? Au début, je les incorporais aux pots mais j’ai trouvé beaucoup plus simple! Je cuis de temps en temps un morceau de viande à la vapeur, puis je le mixe et je fais mes “doses” de 20gr dans des bacs à glaçon! Une fois congelé, je les démoule et les mets dans des sachets congélation.

Chaque soir je prépare les repas du lendemain en 10 sec : je sors 1 purée, 2 petites compotes et je pioche 1 “protéine” dans un des sacs. Je mets le tout au frigo pour que ce soit décongelé pour le lendemain matin et zou! Ca me permet de varier ses menus et de toujours avoir ce qu’il faut pour les repas du midi et du soir.

DSC_0415

On a dû réorganiser le congélo, le Poc a désormais son compartiment à lui, on voit en un coup d’oeil où on en est. Je stocke dans des pots Avent recouverts de papier alu (car je n’ai pas acheté les couvercles en plus), dans des récipients exprès pour la congélation ou dans des petits pots en verre (ou des pots de confiture). J’avais un peu peur de l’aspect liquide ou plein d’eau des aliments décongelés mais ce n’est pas le cas : le riz ou les féculents qui épaississent? Juste un coup de chance?

 Et vous, vous faites comment? Quelles sont vos astuces?

Hipp hipp hipp (Hourra)

DSC_1153

Comme je vous le disais hier, le Poc n’était vraiment pas fan des purées et compotes en tout genre. Il fermait la bouche, secouait la tête, se mettait à chouiner… même si on lui laissait la cuillère. On a d’abord pensé à un problème de texture. On a essayé de mixer très fin, de mixer plus grossièrement, on a essayé les petits pots du commerce : rien à faire! On a donc continué sur notre lancée la DME, tout en lui proposant de temps en temps un peu de compote ou de purée, jusqu’au déclic…

hipp

On m’a proposé de tester les petits pots Hipp et j’ai accepté avec plaisir. Je m’étais déjà penchée sur le sujet de l’alimentation bio des bébés, sur ce que l’on pouvait trouver dans le commerce et je dois dire qu’à ma connaissance, aucune autre marque ne propose autant de choix pour les débuts de la diversification.

Là où ils ont fait fort c’est surtout sur la signalétique. Quand on a un bébé allergique, on sait qu’il faut lire chaque étiquette dans les moindres détails, le logo AA sur les petits pots garantit un produit sans gluten, sans oeufs, sans arachides, sans produits laitiers et sans sel ou sucre ajouté. Des recettes simples parfaites pour les débuts.

petit pot hipp

Il faut bien que je vous avoue un truc… j’avais de gros à-priori sur les petits pots industriels et ceux là sont quand même bons! Par exemple, la carotte n’est pas acide, les poires sont douces… Et quand on a un minus réfractaire aux purées / compotes au début, ça aide à ne pas faire la grimace en lui montrant l’exemple ou en finissant son bol.

Bref, pour le moment, rien à redire sur la qualité de ces petits pots, aussi bien d’un point de vue pratique que d’un point de vue gustatif. Quand à l’entreprise en elle-même, j’ai voulu creuser un petit peu. Le bio, c’est bien, produit dans de bonnes conditions, je trouve ça mieux. On peut trouver sur leur site internet toute leur démarche environnementale . Un bémol cependant, je n’ai rien trouvé sur la provenance des produits ni sur les conditions de travail des personnes qui les cultivent. (edit : l’info m’avait échappée, on peut trouver la provenance des produits ici!)

(produits offerts par la marque)

Mr Autonomie et la diversification

2

S’il y a bien une chose que je sais en terme d’alimentation des bébés, c’est que je ne sais pas grand chose. La seule chose dont j’étais convaincue c’était de vouloir attendre que le Poc montre un intérêt pour la nourriture pour commencer la diversification. On a toujours pris nos repas tous les 3 lorsque notre minus était réveillé, nous à table et lui dans sa chaise haute avec nous mais on voyait bien que ça ne l’intéressait pas. Ce déclic, il l’a eu à 6 mois et quelques. D’un coup il suivait du regard le trajet de la nourriture vers notre bouche, regardait attentivement nos assiettes, tendait le bras… Mais voilà, entre temps les allergies s’étaient invitées dans notre quotidien et on ne savait pas vraiment comment faire.

On a tout d’abord essayé, sur conseil du médecin, les purées / compotes classiques, à raison d’un fruit ou d’un légume par semaine, histoire de repérer le fautif s’il y avait réaction. Je dois admettre que ça a été la cata. Le Poc voulait prendre la cuillère, la mettait à sa bouche et grimaçait, recrachait et … vomissait ensuite. J’ai essayé les compotes maison, les compotes du commerce… rien à faire!

Et puis il y a eu ce soir là chez nos amis, où j’ai tendu un bâtonnet de carotte à notre petit bonhomme et qu’il l’a mis à la bouche avec joie. J’avais bien entendu parler de la diversification menée par l’enfant (DME) et au départ je voulais partir sur ça, mais mon amoureux était totalement réfractaire à l’idée de lui faire manger des morceaux, avait peur qu’il s’étouffe… et puis la DME ce n’est pas seulement faire manger des morceaux à son enfant, c’est lui proposer la même chose que nous, lui faire confiance sur les quantités, ses sensations de satiété et de faim. Et tout cela me semblait bien incompatible avec ses allergies.

On en a parlé avec ma sage femme qui m’a dit de foncer, on s’est renseignés, et puis… on a décidé de lui faire confiance sur la gestion des morceaux (en se préparant à bondir au moindre toussotement). On a pu le faire car il avait déjà des dents, tenait assis et bien évidemment on reste toujours à côté au cas où… (je ne sais plus où je l’ai lu mais on me dit dans l’oreillette qu’il n’y a pas forcément besoin de dents pour la DME)

DSC_0889 (1)

On a commencé par des légumes qu’il tolérait bien via mon lait, on n’a pas pris de risque, mais dès la première assiette, on a vite vu un bonhomme hyper emballé par la nourriture, qui portait les morceaux à sa bouche avec plaisir, se concentrait pour faire sa propre purée avec sa main, mâchait, rigolait… c’était parti! Il voulait faire comme nous, manger seul! Petit à petit on lui a fait découvrir de nouveaux légumes, les fruits (il a mangé ses premiers morceaux de pomme venant de nos assiettes de crumble, avant ça il refusait catégoriquement…), et aujourd’hui je n’ai plus peur de lui faire découvrir des goûts nouveaux. Il mange avec ses mains, découvre des textures, des odeurs, des goûts et développe tout un tas de stratégies pour arriver à ses fins : il ne mange pas le potiron de la même façon que la pomme, les haricots verts ou les galettes de riz et c’est franchement génial à observer. Les morceaux trop gros sont recrachés (merci le réflexe vomitif très en avant dans la bouche des bébés), il mâche le reste et tout se passe bien.

Il a passé quelques jours à découvrir la nourriture plus qu’il ne mangeait et le sol était jonché de morceaux écrasés et puis, de la même façon qu’il a eu un déclic pour la nourriture, il s’est mis à manger véritablement. Aujourd’hui il mange de bonnes quantités et le sol est presque immaculé : il développe son adresse, sa précision, c’est impressionnant. On mange désormais tous les 3 (ou tous les 2 en semaine), les repas se passent super bien, pas de cuillère à donner, on est à égalité devant nos assiettes… ou presque, car là où on diffère de la DME c’est qu’il ne mange que des légumes, et pas toujours les mêmes que nous, allergies et frilosité parentale obligent.

Je dois quand même vous avouer un truc : la diversification menée par l’enfant c’est génial, mais ça demande aussi de la préparation, du temps en cuisine… et ça, la feignasse qui sommeille (pas très loin) en moi aimait un peu moins. Les jours un peu speed ou si sa sieste tombe pendant le repas, on a vite fait de zapper. J’étais donc assez frustrée de ne pas pouvoir lui donner de petits pots “comme tout le monde”. Et ça, je vous en parle demain…