Un gilet à la moutarde

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unnamed2Latte Baby coat by Lisa Chemery – Cascade Eco+ wool

Ce petit manteau d’hiver trainait dans un coin de ma tête depuis un bon moment. Avec mes mains capricieuses ces derniers temps, j’ai voulu reprendre le tricot avec un projet simple et rapide, tricoté en aiguilles n°6.

Je me suis bien amusée avec ce petit manteau. Il monte vite, la bordure est agréable à tricoter et donne beaucoup de charme au modèle. Il y a normalement 4 boutons cousus en vis à vis. Pour le moment je n’en ai posé qu’un, il faudrait que je couse les boutonnières, mais j’hésite encore.

Il me tarderait presque que l’hiver arrive… pas vous?

Sa petite vie sans nous

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Il y avait sa petite vie en crèche familiale, avec sa “nounou” et les copains. Cette nounou à qui on a accordé notre confiance de parents, qui n’avait pas du tout les mêmes façons de faire que nous, qui n’en comprenait pas certaines… mais après tout, on n’a jamais eu à s’occuper de 4 enfants de moins de 2ans en même temps, on savait qu’elle faisait au mieux pour que tous se sentent bien, on a lâché prise sur le reste. Les premiers temps je me rappelle avoir eu du mal avec le parfum qu’elle portait et qui imprégnaient les vêtements du Poc. Mais c’était la preuve qu’il était dans ses bras, qu’elle le cajolait, consolait… et avec le temps, j’ai apprivoisé ce parfum.  Celui de sa petite vie 4 jours par semaine.

Il y a depuis quelques jours sa petite vie en crèche collective. Celle où 4 personnes s’occupent de lui, où 4 personnes ont un regard différent sur lui, une manière de faire. J’aime les 5 minutes du matin et du soir pendant lesquelles on discute de ce qu’il a fait. J’aime les anecdotes. J’aime aussi savoir ce qui n’a pas marché. J’aime par dessus tout ce moment où il ne m’a pas encore vu, où je le vois jouer, seul ou avec les copains, dans un coin ou dans les bras d’une puéricultrice. Et son visage qui s’illumine quand son regard croise le mien.

Il y a sa petite vie du jeudi, avec ses grands-parents. Ils sont venus pour nous dépanner quand j’ai trouvé du travail et ont décidé de continuer cette année, malgré la place en crèche disponible. Cette petite vie qui commence parfois le mercredi soir. Cette petite vie entre eux, quand il est malade ou pendant quelques jours cet été, pour nous dépanner. Il a dormi chez eux pour la première fois quelques jours après ses un an. Je leur ai proposé à l’improviste, alors qu’ils étaient chez nous pour un repas.  Je n’ai pas trop réfléchi à vrai dire, mais je n’appréhendais pas du tout. On était prêts.
On n’est pas toujours d’accord, et dans leur façon de faire je tique sur certaines choses. Je le dis quand ça me dérange trop ou quand je vois qu’ils ne se rendent pas compte que ça peut être dangereux. Mais vous verriez son sourire quand ils arrivent! Ses bras tendus vers eux, son rire dans les bras de son grand-père, les câlins à sa grand-mère. Cette relation là est précieuse et je suis heureuse de pouvoir leur offrir, de par leur proximité et leur disponibilité.
C’est une chance.

Il me tarde presque qu’il grandisse pour l’entendre nous raconter ses petites vies sans nous, avec ses mots. Les anecdotes, ce qu’il a retenu, aimé. Ces mille petites vies qui le font grandir, aimer de nouvelles choses, avancer. Et qui nous permettent, à nous, parents, couples, de nous retrouver.

C’était comment, la vie, avant?

Ta fille en rose, mon fils en bleu.

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Elle poste une photo de son fils qui joue à la poupée, qui passe l’aspirateur, qui se déguise en fée. Elle décrit sa fille qui adore jouer aux voitures, a eu un circuit pour noël ou veut se déguiser en pompier et parait tellement fière d’avoir échappé à Hello Kitty (ce suppôt de satan) (toute ressemblance avec des personnes existantes ne serait que pure coïncidence). On a l’impression qu’elles le portent en étendard, fières de ne pas mettre leur enfant dans les cases du genre. Si elles ont un garçon, il n’aura pas de petites voitures. Si c’est une fille, pas de rose dans sa garde robe. Elles s’interdisent les “codes” garçon/fille de peur d’enfermer leur enfant dedans.

Elle dit que les dinettes, c’est pour les filles. Sa fille est habillée entièrement en rose, son fils arbore des tee-shirt “fort comme papa” et elle en est fière. Il joue à des jeux de garçon, elle ne lui mettra jamais de vernis, même s’il en a envie, car c’est pour les filles. Elle dit que sa fille est garçon manqué car elle joue au foot. Si son fils pleure, il lui dit “ne fais pas la fillette”.

D’un extrême à un autre, est ce qu’on ne pourrait pas voir toutes les nuances? Est ce qu’en voulant trop combattre le gender on ne tombe pas dans l’excès inverse? On vit dans une société profondément sexiste mais il y a mille façons de changer les choses, à son échelle.

Je le vois sur Twitter. On est obligées de se justifier là-dessus, très souvent. Alors je pose la question. Est ce qu’on est moins féministe parce qu’on aime voir son fils porter du bleu, un baggy, ou jouer aux voitures? Est ce qu’on est moins féministe parce qu’on adore le liberty et les paillettes sur les ongles de sa fille?

Et si on respectait juste nos enfants, sans se prendre la tête sur ce que la société pense ou dit? Si on leur donnait juste confiance en eux, en leurs capacités, indépendamment de leur sexe ou de la façon dont on les habille? Si on était juste à leur écoute, tout simplement? A l’écoute de leurs goûts, qui sont, on ne peut pas s’en cacher, façonnés par une société sexiste… tout en ouvrant le champ des possibles?

Je n’ai pas besoin de mettre du rose à mon fils pour savoir que s’il veut être danseur je l’encouragerai dans son choix. Et que s’il veut être bodybuilder, je l’encouragerai aussi. Je me fiche des remarques que mon beau-père m’adresse quand il voit que son petit-fils a une poupée noire habillée en rose. Je lui répond juste que oui, il aime jouer au papa et que les autres poupées étaient moches. Ce qui est, en fait, la réalité.

Je ne porte rien en étendard. Je ne revendique rien.

Enfin si,

Le respect.

Et puis de toute façon, le rose, ça lui donne mauvaise mine.

 

Dans la bibliothèque du Poc (2)

On continue notre tour d’horizon de la bibliothèque du Poc avec des ouvrages bien différents mais qui nous plaisent beaucoup!

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Bonjour petit hibou est un livre qui a tapé dans l’oeil du Poc et un de ceux qu’il feuillette inlassablement. Son format dépliant original comporte 2 histoires construites sur le même modèle. D’un côté on dit “bonjour” à de nombreux animaux aux bouilles déjantées, de l’autre on dit “bonne nuit” aux mêmes. On aime beaucoup la répétition, les illustrations et les fonds très colorés. Ce petit livre est facilement manipulable par les plus petits et les intrigue beaucoup!

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Non! de Jeanne Ashbé est un livre qu’on a lu en boucle! Petit poisson rouge voudrait bien un bonbon, mais sa maman dit non! Alors lui aussi, à son tour s’oppose à sa maman (tiens tiens…) et répond nooooon à ses propositions. Il ne veut ni tarte au plancton, ni soupe de vairons… petit poisson rouge dit non! Tant et si bien qu’à la fin il ne sait plus très bien s’il veut toujours un bonbon, il reprendrait bien d’abord un câlin de maman… (ça se voit que je l’ai lu 658 fois?). On aime beaucoup les dessins brillants, et bien sûr, répéter non non non avec petit poisson!

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Bébé tigre est un livre à volets pour jouer à “caché coucou”. Bébé tigre cherche ses amis dans la jungle. Derrière chaque volet se cache bébé crocodile, bébé singe ou bébé panda. A la fin, on découvre un miroir et ho! surprise! Le Poc adore attendre la fin de la phrase pour soulever le volet coloré et pointer du doigt l’animal recherché, mais ce qu’il aime par dessus tout c’est faire des bisous à son reflet!!!

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da daaa de Michiyo Namura nous a été recommandé par la bibliothécaire, “succès garanti auprès des moins de 2 ans” et elle ne s’est pas trompée! De petites têtes expressives en pâte à modeler reprennent les expressions et les sons des babils des bébés. Taaaah maaaah dooooo, on reproduit les sons, on regarde les expressions et surtout on rigole bien, petits et grands!

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Hiboux, poissons, souris et compagnie de Giorgio Vanneti a été édité en 1977 pour la 1ère fois. De cercles en cercles, avec des illustrations “vintage” et de jolis phrases, on passe de pages en pages tout en douceur. On aime le côté rétro, les illustrations très graphiques et les trous des yeux qui s’agrandissent d’animal en animal.

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Le livre des bruits de Soledad Bravi est très drôle. Ce petit pavé regroupe les sons d’animaux, les sons du quotidien… les sons de la vie de tous les jours. Ici on aime beaucoup le trait de cette illustratrice, mais on donne un GROS BEMOL à la page “la tape elle fait paf”, qui n’était vraiment, mais alors, vraiment pas nécessaire. Bouuuuuuuuh! CARTON ROUGE.

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Bonjour mon bébé n’était pas mon livre préféré mais le Poc l’adore. A chaque page on suit les différents évènements de la vie de bébé. Le jeu, le repas, le change, le biberon (oups), la tétine (re oups)…  Avec seulement 4 couleurs (c’est le principe de nombreux livres de cette collection), des illustrations simples on suit tout ce qui rythme la journée de bébé!

DSC_0380Enfin, Tous les bisous est un livre à onglets qu’on aime beaucoup. On choisir le bisou d’éléphant, le bisou téléphone, le bisou doudou, le bisou de bonne nuit… bref, tous les bisous du monde! On aime le côté intéractif, le fait de choisir l’onglet qu’on préfère. Je pense que c’est un livre qui nous suivra longtemps! A noter que dans cette collection il y a de nombreux titres. Nous avons aussi “tous les câlins” mais il existe aussi “tous les cacas” “tous les papas”, “tous les petits mots” ect ect.

 

Et vous? vous lisez quoi?

Une chambre à sa hauteur

Vous vous souvenez de l’aménagement de la chambre du Poc? Après quelques jours de réflexions, nous avons décidé de tout revoir. Meublée avec de la récup, elle ne lui permettait pas d’accéder à ses jeux et lorsqu’il décidait d’escalader l’étagère, cela devenait même dangereux. Alors on a réfléchit, j’ai traîné sur pinterest et on a imaginé cet espace où tout serait en libre accès, ou presque. Qu’on l’appelle “montessori” ou “ergonomique”, la chambre de Mr Poc est surtout une chambre à sa hauteur.

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L’étagère à casiers vient d’Ikea, nous avons juste ajouté des pieds pour pouvoir glisser des jeux dessous. Quelques jeux sont mis en valeur sur le dessus, il accède à ses jeux préférés dans les cases et tout à fait à gauche se trouve le coin fourre tout avec une boite dans laquelle il peut fouiller.

Le matelas au sol et les gros coussins nous permettent à nous, adultes, d’être mieux installés pour lire des livres ou jouer à candy crush pendant qu’il met le waï. Le coin lecture se transforme aussi en parcours de motricité improvisé ou en gros défouloir pour Mr Poc qui adore faire le fou et se jeter sur les coussins aussi grands que lui! (et entre nous… je le comprends!)

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Juste à gauche du coin lecture, on a installé une petite table (Lack pour les intimes) et sa chaise, ainsi que des étagères pour les livres en libre accès. A sa hauteur, ses livres préférés et ceux qui ne craignent pas les petites mains malhabiles. C’est le premier espace qu’il a testé : attraper tous les livres, les feuilleter au sol ou sur la table, les ranger… Il peut ainsi choisir librement ses “lectures”, manipuler les livres ou nous les emmener. Il ne sait bien évidemment pas encore s’asseoir seul sur sa petite chaise, elle lui sert surtout de “porteur” pour faire quelques pas. Dans quelques temps, ce sera le coin parfait pour pâtamodeler ou dessiner seul, non?

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Contrairement aux chambres d’inspiration Montessori, Mr Poc dort dans son lit à barreau. Depuis toujours il a besoin d’être contenu et on le trouve très souvent le nez contre le tour de lit ou lové aux barreaux. Le lit au sol permettrait à l’enfant de rester connecté avec ses besoins et de se coucher quand il en ressent l’envie. Entre nous, vu son incapacité à lâcher prise pour dormir en journée, je doute de l’efficacité de cette méthode sur lui. Cependant cet espace qui ne me plaît pas est amené à bouger. Mon amoureux va construire un meuble sous l’escalier, qui accueillera les vêtements du mignon et le lit changera de place pour ne pas être collé au radiateur en hiver.

J’aime l’idée d’une chambre qui grandit avec l’enfant qui l’occupe et s’adapte à ses capacités. Et vous? Vous avez fait comment?

Dans la bibliothèque du Poc… (1)

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Je crois que la première fois que j’ai lu un livre au Poc, il devait avoir 2 ou 3 mois. On regardait les formes, les couleurs, on prenait le temps de bien regarder chaque page, doucement, lentement. Depuis, on n’a pas arrêté. A 13 mois, il a désormais des goûts affirmés, et entre sa bibliothèque et nos passages à la médiathèque, il y a de quoi faire! Je vous propose donc une petite série de billets thématiques, au fil du temps, sur nos coups de coeur littéraires!

Les livres “parent/enfant”

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Regarde comme je t’aime de E. Hayashi suit un bébé ours avec l’un de ses parents, dans de petits actes de la vie quotidienne : le repas, la ballade, le bain, les jeux, le coucher. Chaque grande page de cet album grand format est construite selon le même schéma : les personnages sont en velours, les couleurs sont toujours les mêmes : camaieu de bleus, gris blanc, une touche d’orange fluo et des détails argentés attirent le regard. Cet album trait doux convient dès 4/5 mois et aujourd’hui encore il fait partie de nos préférés!

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Quand… de Emma Dodd suit un ourson et un de ses parents. Le bébé ours se projette dans sa vie d’adulte. Assurément, quand il sera grand il sera aussi fort/libre/sauvage que son parent… Mais surtout… “quand je serai grand, je veux être tout ce qui me fera devenir… moi”. Les illustrations sont très douces, tendres, et sur chaque page il y a des incrustations dorées plus ou moins grandes qui attirent le regard. J’ai eu un vrai coup de coeur pour cet album emprunté à la médiathèque, je pense qu’il rejoindra la bibliothèque du Poc d’ici peu. Un livre à offrir, assurément!

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Barri joue avec Papa de Marc Clamens est l’un des tout premiers livres à avoir subjugué le Poc. Des dessins simples et colorés, des trous dans les pages, des parties à toucher… un succès! Barri est donc, comme son nom l’indique, un éléphant. Dans cet album, il compare la barbe de son papa avec le toucher piquant du papa hérisson, avec le moelleux du papa mouton et avec le toucher lisse du papa dauphin. Le Poc aime toujours autant ce petit livre, qu’il manipule seul, passant d’une page à l’autre et testant les différentes matières. Bref, un fan de Barri!

Les livres “pour les parents”

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Sous les étoiles, la terre de Martine Perrin est un livre très graphique. Au grès du vent… un papillon. A l’horizon… une fleur. Et sur la terre… un enfant. Par un ingénieux système de découpes et de volets, on devine, on attend et on nomme… tout un univers poétique.

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Joé le lapin rêvé, 5 histoires de Joé de Malika Doray est MON grand grand coup de coeur. Ces petits livres, parfaits pour les mains de bébé, s’adressent peut être avant tout aux parents. On suit un couple dans l’attente du bébé : ils l’imaginent, font le nid, accouchent… et accueillent ce bébé qui n’était pas tout à fait comme ils l’avaient imaginé. Mais ce bébé, ce lapin rêvé, est finalement, et tout simplement… parfait!

Du baume au corps

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En entrant dans son cabinet, je suis happée par l’odeur d’encens qui reste dans le fond de l’air. Je m’installe sur les fauteuils en rotin et je remarque les mandalas sur les murs, la tenture sur le canapé, le grand poster du kama-sutra de la grossesse, le transat, le poupon désarticulé et les coussins au sol. D’une voix douce, calme, posée, elle m’interroge. Derrière elle, sur le mur, des diplômes d’ostéopathe et de sage-femme. La grossesse, l’accouchement, l’après. Tout y passe. Je me sens écoutée, entendue, respectée. Je pourrais dire enfin, je dirai juste : encore.

Il y a eu cette discussion entamée ici avec cette sage-femme blogueuse, bienveillante, qui m’a fait prendre conscience que même un an après tout était réparable. Il y a eu ce mail envoyé à ma sage-femme, le soir où je me suis sentie prête, pour lui demander ses contacts. Il y a eu ce message, laissé sur le répondeur, et le rendez-vous, deux jours après. Il y a eu l’appréhension et la boule au ventre puis le soulagement en voyant que je pouvais me relâcher, lui faire confiance.

Elle me parle de la mémoire des cellules, de la bienveillance à apporter au coeur (ho le joli lapsus en voulant parler du corps), à ses traumatismes. En dénouant les tissus, elle délie ma parole. Accoucher de son accouchement. Cicatriser de ses cicatrices. Du baume au corps.

[ On a prévu plusieurs séances, entre rééducation (pas de grotte, de vague ni de pont-levis mais un travail sur les tissus) et ostéo. Si j’en parle aujourd’hui c’est que je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas, que certaines cicatrices physiques peuvent mettre très longtemps à disparaitre et avoir des répercutions sur nos vies de femme. Il y a des solutions. Il y a – heureusement –  des soignants formidables, qui comprennent que tout ça, ce n’est pas une fatalité. ]

fêter tes 365 jours au creux de nos bras

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Il n’y a pas eu de jolie table, de gâteau impressionnant et encore moins photogénique. Il n’y a pas eu de grande fête, ni de ballons et encore moins de confettis. Il y a eu cette soirée avec nos amis, ta rencontre avec celui qui partagera tes jeux et qui a pile 6 mois de moins que toi. Ta petite main qui déposait des jouets contre ses jambes, lui, immobile, et toi, le grand qui veille sur le petit. Les cadeaux, choisis avec attention par tous ceux avec qui ton père est devenu adulte, ses amis de toujours. Tes désormais “tontons”.

Il y a eu la journée de tes 1an, celle où on s’est réveillés tous les deux au moment pile où je perdais les eaux, un an plus tôt. Ces douleurs au ventre qui revenaient par vague au bureau au moment même où tes copains de crèche étaient réunis autour de toi, partageant nos gâteaux “à rien”. Les cadeaux qu’on t’a offert, tout au long de la journée, pour que tu profites de chaque, et ton regard, qui brillait, à chaque paquet découvert.

Il y a eu ce dimanche avec tes grands-parents. Tu as profité du repas, et tu as été gâté, encore une fois. Les regards que tu adresses à ton grand-père, les câlins que tu fais à ta grand-mère… l’or du monde. Le soir, alors que tu étais encore fiévreux, tu es parti dans leur bras, nous laissant seuls, ton père et moi, pour la première fois depuis toi.

Il y a tous ces moments que je voudrais consigner, ne pas oublier. Tu as eu un an.

L’usine à petits pots #mamantravaille

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Depuis avril, le Poc est en crèche familiale. A cause de ses allergies, on fournit ses repas à l’asssistante maternelle qui le garde et par facilité, il mange des purées. Je cuisine donc tous les 15 jours des petits pots en quantité industrielle. Vas trouver, toi, des petits pots complets sans plv / gluten / boeuf / veau / oignon / ail et j’en passe…. c’est mission impossible!

En puériculture, on nous vend UN indispensable que chaque parent-qui-veut-le-meilleur-pour-son-enfant se doit de posséder : le babycook ou ses confrères d’autres marques. Nous, on a décidé de faire avec ce qu’on avait : notre cocotte minute et notre robot-mixeur familial.

Tous les 15 jours, après notre passage à l’AMAP, je procède ainsi :

  • Je trie mes légumes et fruits, je les lave / épluche / coupe en morceaux et je les répartis dans des saladiers.
  • Je cuis indépendamment chaque ingrédient à la vapeur à la cocotte minute.
  • Je cuis les féculents à part : semoule de maïs, riz, pois chiches de temps en temps, patate douce… on évite la pomme de terre qui a une texture beuuuh après décongélation et bien sûr dans notre cas on évite le gluten. (et on évite la banane aussi… une fois décongelé c’est immangeable!)
  • Je fais mes mélanges : 1/3 de féculents + 2/3 de légumes + 1 cuillère à soupe d’huile de colza pour 200gr. Je mixe avec notre robot familial des quantités allant jusqu’à 1kg.
  • Je remplis mes pots, j’étiquette, j’attends que ce soit froid et je congèle

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Et les protéines dans tout ça? Au début, je les incorporais aux pots mais j’ai trouvé beaucoup plus simple! Je cuis de temps en temps un morceau de viande à la vapeur, puis je le mixe et je fais mes “doses” de 20gr dans des bacs à glaçon! Une fois congelé, je les démoule et les mets dans des sachets congélation.

Chaque soir je prépare les repas du lendemain en 10 sec : je sors 1 purée, 2 petites compotes et je pioche 1 “protéine” dans un des sacs. Je mets le tout au frigo pour que ce soit décongelé pour le lendemain matin et zou! Ca me permet de varier ses menus et de toujours avoir ce qu’il faut pour les repas du midi et du soir.

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On a dû réorganiser le congélo, le Poc a désormais son compartiment à lui, on voit en un coup d’oeil où on en est. Je stocke dans des pots Avent recouverts de papier alu (car je n’ai pas acheté les couvercles en plus), dans des récipients exprès pour la congélation ou dans des petits pots en verre (ou des pots de confiture). J’avais un peu peur de l’aspect liquide ou plein d’eau des aliments décongelés mais ce n’est pas le cas : le riz ou les féculents qui épaississent? Juste un coup de chance?

 Et vous, vous faites comment? Quelles sont vos astuces?