Cette envie de connaître nos autres enfants

DSC_0461Il y a quelques jours j’ai rangé les bodys taille préma, les pyjamas taille naissance et les barboteuses en 1 mois dans un grand carton… et je me suis demandée si l’envie du nouvel enfant me passerait un jour.

Il y a quelques semaines, j’écarquillais grand les yeux en comptant le nombre de mois (20) qui sépareraient les 2 enfants de ma cousine. Ayant eu nos enfants la même année, je me suis aisément projetée et un vent de panique m’a envahi. Je sais que mon accouchement non cicatrisé y est pour beaucoup, je sais que les premiers mois éprouvants (par le grand chamboulement du nouveau né ajouté au combo rgo/allergies) nous ont marqué, mais même dans ce vent de panique je savais que nous aurions d’autres enfants.

Voir pousser le Poc est une des choses les plus banales mais aussi une des plus belles choses que nous vivons. C’est éprouvant, c’est épuisant, cela demande de s’adapter à chaque instant, de ne jamais rester sur des acquis… mais c’est aussi une immense source de joie, de rire, d’attendrissement quotidien et de coeur qui explose. Fort. On a très vite deviné son caractère déterminé, on a très vite su qu’il nous surprendrait toujours, qu’il serait là où on ne l’attendrait pas. Ce petit bonhomme là, c’est vraiment ma bouffée d’oxygène dans ce quotidien un peu trop difficile parfois.

Alors oui, je veux (nous voulons) d’autres enfants. Les découvrir. Apprendre à les connaître et les regarder grandir, s’épanouir, s’opposer, dans leur singularité. Je sais qu’il y aura assez de place pour eux dans nos vies, dans nos coeurs et dans celui du Poc. Avoir un enfant peut passer pour un choix égoïste, c’est certain. Mais le jour où on sera prêts, c’est aussi un cadeau immense qu’on fera à notre minuscule, celui de n’être plus seul face à nous, avec son frère, sa soeur.

Alors… il marche?

 

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Et non. A 15 mois, le Poc ne marche pas SEUL. Il marche avec son porteur, il marche en poussant tout ce qui glisse aisément sur le sol, il marche en se tenant aux meubles, mais il ne se lâche pas.

Cette question, que j’entends plusieurs fois par semaine, ponctuée de “ils peuvent pas tout faire en même temps” “chacun son rythme” *air compatissant* ou “mon fils / mon neveu / le fils de la voisine LUI il a marché à 9 mois”, je n’en peux plus.

Parce que quand on connaît le Poc, quand on le voit monter et descendre les escaliers sans encombre, quand on le voit filer à toute allure à quatre pattes, quand on le voit se lever en 2sec 12 et courir derrière son porteur… on se dit que ce n’est pas un problème de motricité.

Parce que je suis persuadée qu’il ne se lâche pas encore car il n’en voit pas l’utilité. Pourtant, il essaye de se mettre debout sans appui, il essaye de tenir debout sans se tenir (uniquement sur le matelas, il assure ses arrières), mais on parle d’un bébé qui s’est mis à ramper pour attraper une bouteille d’eau qu’il n’arrivait pas à atteindre… un bébé qui a besoin d’un déclic.

Mais parfois, à force de regards étonnés ou quand je vois tous ces bébés bien plus petits qui marchent… je me pose des questions. On n’a jamais fait marcher le Poc en lui tenant les bras, on l’a toujours laissé faire, trouvé ses propres stratagèmes. Il a un très bon sens de l’équilibre, tombe rarement (et seulement quand il est fatigué), mesure chaque geste, chaque déplacement… mais ne se lâche pas. A 15 mois, il n’est pas en retard, seulement 75% des enfants marchent à cet âge là. Mais il me tarde qu’il marche, ne serait-ce que pour qu’on arrête de me poser cette question là.

15 mois de couches lavables : quels modèles choisir?

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Comme vous le savez déjà, ici on a fait le choix des couches lavables pour les fesses sensibles du Poc. Par souci écologique, par souci d’économie, mais aussi parce que finalement ce système nous convenait bien, on a continué. Mais dans la jungle des couches lavables, il est parfois difficile de s’y retrouver. Te1, Te2, couche + culotte de protection, hybrides, taille unique, pressions ou scratchs… ça vous parle?

Sachant que chaque bébé est différent, ce qui nous convient ne conviendra pas forcément à votre bébé… mais je vous propose ici un tour d’horizon des modèles qu’on utilise. Tout d’abord, quelques petites explications.

Une couche lavable, ça marche comment?

Quelle que soit la couche qu’on utilise, qu’elle soit lavable ou jetable, elle agit sur le même principe : une partie absorbante pour récupérer les substances émises par votre progéniture (l’absorption est chimique pour les couches jetables, mécanique pour les lavables) et une partie imperméable pour ne pas inonder les vêtements. Là où ça se complique, c’est qu’il existe différents systèmes :

Les te1 : très proches des couches jetables par leur facilité d’utilisation, elle est, comme son nom l’indique, tout en un. La partie imperméable et la partie absorbante sont solidaires. Il y a quelques variantes, la partie absorbante (insert) pouvant se glisser dans une poche ou être pressionnée. A chaque change, on lave tout! C’est le cas des bumgenius V4.

Les te2 : ce système en 2 parties se compose d’une partie imperméable et d’un insert. On peut utiliser la partie imperméable 2 ou 3 fois avant de la laver et ne changer que l’insert. C’est le cas des Hamac ou de la Grovia qu’on a utilisées.

Le système “classique” : il se compose d’une couche et d’une culotte de protection. Là aussi on peut utiliser la culotte de protection 2 ou 3 fois avant de la laver et ne changer que la couche. C’est le système le plus modulable qui existe, un système de couche lavable “à la carte”. On a testé les Lulu Nature.

Le système classique, on a adoré mais…

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Une amie nous a prêté les couches de ses filles, des Lulu Nature pour la plupart. Vu qu’elle avait un peu galéré pour ses filles il y en avait de toute sorte : coton, bambou, chanvre, intérieur polaire pour la nuit… un crash test idéal! J’ai été séduite par la modularité du système. On peut choisir de mettre seulement la couche, d’ajouter un booster (= un rectangle qui se glisse à l’intérieur), de choisir la matière en fonction de son humeur… ou de la sensibilité de son enfant. Avec ce système on n’a jamais eu de fuites! La culotte imperméable protège vraiment bien, la partie absorbante est très enveloppante, c’est top! Cependant cette performance se paye par une couche qui devient assez volumineuse. Ce système est également un système par taille, ce qui impose de tout racheter quand bébé grandit (mais qui dure beaucoup plus dans le temps et peut servir à plusieurs bébés).

Un seul bémol et non des moindres : ce n’est pas le système qui convient à notre Poc! Après plusieurs semaines à lutter contre des érythèmes fessiers, on s’est rendus à l’évidence, la peau sensible de notre bébé avait besoin d’un effet au sec! On n’a pas baissé les bras et on est repartis sur les Bumgenius V4 avec l’intérieur en suédine.

Bumgenius V4 vs Grovia te2 vs Hamac

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Au vu de notre bonne expérience avec les Bumgenius taille naissance, on a acheté quelques couches d’occasion afin de confirmer notre choix.On aurait pu passer par la location mais une bonne affaire sur ebay a fait pencher la balance. Une fois sûrs de notre choix, on a commandé nos couches chez Eco-bébé : une entreprise locale qui proposait des prix imbattables, on n’a pas hésité longtemps!

(Petit aparté sur les couches d’occasion : les systèmes taille unique vont de la naissance jusqu’à la propreté. En utilisation normale, ces couches vont rarement aller à plus d’un enfant sans un petit coup de frais. Bumgenius commercialise des kits de réparation comprenant des scratchs et des élastiques. Autant j’ai changé facilement les scratchs des miennes, autant je n’ai pas réussi à changer proprement les élastiques et j’ai abandonné…)

Un troc avec Amandine de la boutique La Couchothèque nous a permis de découvrir la te2 de Grovia.

Enfin, une amie nous a donné les Hamac utilisées par son fils pendant quelques semaines.

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La Bumgenius V4 est donc une te1 à poche, dans laquelle on vient glisser 1 ou 2 inserts en microfibres suivant le niveau d’absorption recherché. L’effet au sec convient à notre Poc, l’épaisseur de la couche est raisonnable pour le niveau d’absorption et surtout, elle sèche très vite vu que tout se détache. Un seul bémol : même si c’est rapide, on perd un peu de temps à chaque lessive à “reconstituer la couche”. En taille unique, c’est une couche qui grandit avec bébé grâce à un système de boutons pression.

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La grovia te2, quand à elle, possède un insert pressionné. Elle est très absorbante avec ses 2 épaisseurs d’insert et grâce à son intérieur imperméable on peut changer uniquement l’insert si la culotte n’est pas souillée. Elle est plus échancrée que la Bumgenius et convient bien aux mini cuisses de notre mini Poc! Là aussi c’est une taille unique qui grandit avec bébé, cependant je trouve que l’insert dépasse un peu de la culotte en position “2” et il est difficile de coincer le papier de protection qui vient recueillir les selles. Cerise sur la couche lavable, les coloris/dessins sont ca-nons!!!

La couche Hamac, quand à elle, est assez semblable à la Grovia (hormis les matériaux utilisés), l’insert plié en 3 se glisse dans cette poche à gousset et peut être changé indépendamment de la culotte. Les élastiques viennent se plaquer sur les cuisses du bébé, et ne marquent pas sa peau fragile. C’est une couche très fine, passe-partout…aussi fine (ou presque) qu’une couche jetable. Un seul bémol pour nous, le fait que ce soit une “multi tailles”. Ici on a la taille M (7-13kgs) et elle commence à être un peu juste pour notre Poc de bientôt 9 kgs, une question de morphologie sans doute…

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Alors, dans tout ça, quel est notre choix?

en numéro 3 … La Hamac! Pour son côté multi-taille et parce que sur les trois c’est celle qui est la moins “agréable” à nettoyer en cas de selle liquide ou abondante.

en numéro 2 … la Bumgenius! Et oui! Après plusieurs mois d’utilisation je sature de devoir reconstituer la couche à chaque change. Cependant cette couche est vraiment robuste et efficace niveau absorption. Depuis un peu plus d’un an d’utilisation on a eu très très peu de fuites, et elles sont en très bon état.

en numéro 1 … la Grovia! C’est celle qui convient le mieux à notre Poc. Bien ajustée à sa morphologie, elle reste fine tout en étant absorbante. Et elle est vraiment, vraiment canon!

et vous? vous préférez lesquelles?

Cour de coeur pour… Mamangue et Papaye

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  Mamangue et Papaye de Lydia Gaudin-Chakrabarty

Mamangue et Papaye est un livre double, à volets… et c’est notre dernier coup de coeur médiathèque!

De l’ovule au ventre rond puis à l’enfant qui accompagne sa Maman(gue). De la petite graine au foetus puis au bébé dans les bras de son papa(ye), ce petit livre très graphique nous entraine dans l’aventure de la grossesse et de la parentalité. Parents, bébé, enfant… on se retrouve tous dans Papaye et Mamangue.

Un petit livre sans fioritures, dans la simplicité et la douceur. Tout ce qu’on aime!

A sa place

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A 7h45, tous les matins, le même rituel. “Tu attrapes Doudou? on va à la crèche!” “didiu?” il le cherche du regard, le trouve en général en plein milieu du salon et rampe vers lui en rigolant. Il me rejoint aussitôt vers la porte, descend la marche les pieds en premier, sur le ventre, et attend.

Sur le chemin de la crèche je ne l’entends pas. Il rigole, parfois. Je l’observe dans le rétroviseur, il est serein, joyeux. Mon bonhomme. Une fois là-bas, pendant que j’enfile mes surchaussures il va à toute vitesse à son casier et s’amuse à l’ouvrir puis le fermer. Puis l’ouvrir, puis le fermer. Puis… je le prends dans mes bras et on entre dans la salle d’accueil.

Depuis une dizaine de jours, je le sais, le Poc est heureux d’aller à la crèche. Il tend son doudou à l’auxiliaire de puériculture présente : “tiééééé”, puis lui tend les bras. Il me regarde alors, l’air de dire “t’es encore là toi?”. Ce soir, pour la première fois, il n’a pas voulu partir. Occupé à jouer avec la cabane en plastique des grands, il m’a repoussé. Du tout petit pincement au coeur qui m’a pris le matin où il n’a pas voulu me faire de câlin, il n’en reste rien. Je n’ai pas voulu me sentir vexée ou repoussée. J’ai choisi d’être fière de lui et de sa capacité à se détacher de nous, d’être en confiance. Je suis fière de ce petit bout de bonhomme qui s’épanouit sans nous, qui a trouvé ses marques, ses repères. Je suis fière de le voir si à l’aise, si bien dans ses babybaskets, si souriant, patient, émerveillé par tout ce qui lui est proposé.

Le Poc est heureux à la crèche. Je suis heureuse pour lui.

La migration des nombrils

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Elle attend son premier enfant et me raconte ses déboires au boulot. Depuis le début de la grossesse, ses collègues ne la reconnaissent plus. Elle, d’habitude discrète, qui accepte beaucoup de choses de leur part, qui pense peu à elle… est devenue louve. Elle s’impose, elle dit “non”, elle fixe des limites. Ils le vivent mal. “Ils me disent que j’ai changé. J’ai envie… non. J’ai besoin de penser à moi”.

Je souris quand elle me raconte tout cela. Depuis que nos nombrils se sont liés, j’ai changé moi aussi. Malgré moi, pour lui. Je repense à cette animalité latente, je repense surtout à ce regain de confiance en moi, à la façon dont il m’a transformé. Aujourd’hui, je suis mère et cette maternité là a décuplé mes forces. Je me suis battue pour bâtir les bases d’un futur plus serein. Aujourd’hui je me sens légitime dans mes choix, dans ma vie, je me sens au bon endroit au bon moment. Si ce n’est pas le cas, je dis stop. Je dis non. J’arrête. Je suis plus sûre de moi et je remarque qu’on me respecte bien plus. Je m’impose, en douceur. On m’accepte.

Mon nombril a migré. Il est juste au bon endroit.

Le pull des petits riens

 

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DSC_0832Coton Katia + Kaleido La Droguerie – aig #6

Improvisation maison!

Il y a 3 semaines, j’ai mis le nez dans les poches (oui, je viens du suuuuud) de restes de laine et j’ai dressé un inventaire de ce qui me restait dans un beau tableau excel avec une mission : vider le stock! Attendez vous à voir pas mal de projets multicolores dans les mois à venir!

Pour commencer voici un petit pull pour Mr Poc, dans un mélange de cotons de différentes couleurs. Je n’étais pas convaincue jusqu’à ce que j’ai une illumination en retournant ce petit pull : le jersey envers fait tout le charme de ce modèle… non?

14 mois à petits pas

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14 mois.

un bébé aux allures de tout mini garçon. Un bébé qui, chaque jour, nous surprend. Un bébé qui grandit, plein de malice et de rires. Un bébé doux, câlin. Un bébé parfait. A 14 mois, Mr Poc :

*miaule parfaitement bien. Après des “miaaaAAAAA” il fait désormais de mignons “miou! miou!”. Il adore regarder les chats, leur répondre quand ils miaulent et les caresse – la plupart du temps- doucement.

*ne sait plus dire ni papa, ni maman. Ne sait plus faire au revoir. Enfin… il ne veut plus!

*adore les fruits et particulièrement les pêches et les brugnons. Le soir, après le repas, on va tous les deux dans le jardin cueillir et manger des framboises… il montre les fruits du doigt en faisant “téééééh” et se penche pour essayer de les attraper.

*mange très bien avec les autres et boude un peu avec nous.

*adore ses cubes, sa maison des boules et son tricycle. Il soulève le couvercle de sa boite à formes d’un air de dire “ho c’est bon on va pas s’embêter” quand le cube ne rentre pas dans le carré.

*éclate de rire quand on lit “aglagla”, un mini livre qu’il nous réclame en boucle.

*dort très bien la nuit mais fait de jolies grèves de siestes.

*est très câlin avec nous mais pas que. Il m’a mis la honte à la pharmacie en pleurant quand j’ai voulu le récupérer des bras de la pharmacienne. Hum.

*met les télécommandes, téléphones ou tout autre objet à l’envers à son oreille en faisant semblant de téléphoner.

*est souvent frustré de ne pas pouvoir faire les choses seul. Il se jette alors par terre et écrase sa tête contre le sol.

*est toujours – ou presque – de bonne humeur lorsqu’il se réveille. C’est un vrai bonheur chaque matin.

*marche en se tenant à son porteur, une chaise, ou n’importe quel objet à sa taille qui glisse sur le sol. Il ne veut pas marcher en tenant les mains des gens à leur grand étonnement.

Un bébé parfait, non?